Voici quelques exemples de chiots produits par l'élevage. Les corps sont compacts, les têtes expressives et la robe caille d'un blanc pur qui a fait la réputation de l'élevage qui produit aussi des sujets bringés de même qualité.




QUESTIONS À SE POSER AVANT L'ACQUISITION


L'achat d'un chiot ne doit pas se faire sur un coup de tête mais être mûrement réfléchi. Il vous engage pour plusieurs années et vous avez, entre les mains, la vie d'un être vivant et sensible. Il convient donc de vous poser les questions suivantes avant de réserver un chiot :

1 - ai-je les moyens d'assurer l'entretien de mon animal, sa nourriture et ses soins ?

2 - ai-je l'espace pour l'accueillir ?

3 - n'est-ce pas un caprice passager consacrant un événement du type anniversaire ou fêtes ? (L'idée du chien-cadeau avec idée sous-jacente que celui qui va le recevoir n'est pas au courant, est insupportable pour un éleveur désirant un placement de qualité).

4 - suis-je capable de supporter une période d'initiation à la propreté et les débordements habituels d'un chiot qui ne fera pas la différence entre une paire de chaussures neuves et une paire de chaussures usagées ni même, au départ, la différence entre le salon et le jardin ou celle entre un meuble d'époque et une planche de bois.

5 - ai-je conscience que le chiot n'est pas un produit fini et que, quel que soit le sérieux de l'éleveur et les soins apportés à son sevrage, il peut y avoir des petits problèmes, notamment des problèmes d'adaptation lorsque l'animal quitte la portée et arrive dans un environnement nouveau ?

6 -  mon conjoint est-il d'accord ?

7 - et surtout : ai-je du temps à lui consacrer ?

8 - pour ceux qui ont de jeunes enfants : à lire impérativement

L'enfant et le chien... une responsabilité parentale !

Il revient à tout parent la lourde tâche d’apprendre les bonnes conduites à leurs enfants, et tout spécialement de les initier au respect général de l’animal.

Montrer l’exemple est sûrement la meilleure manière de s’y prendre, et s’agissant du chien de la famille, il n’y a pas à attendre pour sensibiliser son enfant au fait que cet animal est un être vivant avec des différences qu’il faudra connaître et respecter.

Un petit enfant court, saute, crie, lance des objets… C’est ainsi qu’il exerce sa motricité, qu'il affine son équilibre, apprend la maîtrise de l’espace et des choses : c’est normal.

C'est aussi de cette manière qu'il peut brusquer le chien de la famille (ou celui des parents ou amis auxquels on rend visite), le déranger quand il s'est réfugié ou le surprendre dans une chute malencontreuse. Que de situations banales dans un quotidien, mais oh combien génératrices d'incidents, et qu’il y a lieu d’anticiper.

Chaque chien aura une plus ou moins grande habileté et une tolérance différente dans ses échanges avec les enfants, et il ne pourra pas être attendu de l’animal des réactions similaires en toutes circonstances.

L’interdit doit être posé sans complexe à l’enfant par ses parents : où que ce soit, un chien connu ou non ne doit jamais être approché sans précaution, étreint, caressé, embrassé n’importe comment, et encore moins poussé ou frappé (!) sans risque de déclencher une réaction vive de l’animal.

L’exemple de Volpone est révélateur

Volpone est un chien qui n’a jamais vécu avec des enfants ni chez l’éleveur, ni chez ses maîtres. Il n’est pas rassuré devant les approches un peu brusques, intrusives et trop démonstratives des bambins du quartier ou des amis de la famille. Il est simplement inquiet de ce qu’il ne connaît pas bien, et va vite réagir par la fuite (si c’est possible) ou par des grognements, voire une morsure s’il ne peut pas se soustraire aux agitations des enfants, ou pire, à leur désir d’étreintes et embrassades maladroites !

Sa capacité à s’adapter à ces comportements qui ne lui sont aucunement familiers, ne sera pas aussi grande que celle d’un de ses congénères, entraîné à gérer une cohabitation avec des enfants.

Cela dit, n’importe quel chien y compris le plus habitué, n’a pas à endurer les agaceries de gamins qui ne le respecteraient pas, par exemple, sur son lieu de repos ou au moment de se nourrir !

Ce que l’on peut craindre

Si le chien est arrivé à la limite de ce qui lui est supportable dans sa cohabitation avec un enfant, il ira le plus souvent chercher un coin tranquille, parfois jusqu’à son couchage. Mais si le bambin le poursuit et l’envahit jusque là, le chien peut être poussé à remettre le petit « à sa place » comme il le ferait avec un chiot trop turbulent, pour avoir la paix. Après des grondements destinés à faire se calmer le chiot, si celui-ci ne se soumet pas rapidement, il se voit mordre par l’adulte qui retient l’intensité de sa morsure, pour ne pas blesser mais pour faire s’apaiser le petit agité.

On imagine ce qu’un comportement comme celui-là (très normal entre chien et chiot) peut avoir comme conséquences sur un enfant. D’autant qu’en pareilles circonstances, loin de « se soumettre » et s’apaiser comme le ferait un chiot, l’enfant décuple ses cris et agitations, « forçant » le chien en quelque sorte, à maintenir et renforcer sa morsure !

Enfant et chien : apprendre à respecter l’autre à la maison

Les enfants (surtout les plus jeunes) n’ont pas conscience que leur compagnon de jeu, n’est pas pour autant un jouet dont on peut user et abuser.

Ce sont les conduites des parents vis-à-vis de ce dernier qui commenceront d’orienter celles de l'enfant. Un animal sollicité sans arrêt, objet de jeu mais aussi objet d'autoritarisme pour les adultes, en tout cas peu ou mal respecté dans ses caractéristiques et besoins individuels, ne le sera pas mieux ou pas davantage par l'enfant, qui fera sien le modèle relationnel existant.

Première règle pour tous : apprendre à ne pas envahir la place de repos du chien, qui doit pouvoir disposer d’un lieu privé bien à lui, pour s’isoler quand il le souhaite, car il peut être fatigué ou malade et souffrir tout comme nous.

Même respect à initier pour les moments de repas du toutou. Celui-ci a besoin de s’alimenter dans le calme, et personne ne le dérangera quand il mange (à noter que la charge de nourrir l’animal doit rester celle des adultes).

L’enfant doit aussi apprendre la douceur et la mesure pour montrer son affection à son chien. L’initier pour cela à caresser plutôt que rudoyer et donner des coups, à modérer ses étreintes et embrassades qui peuvent être vécus comme des blocages difficiles à supporter.

Et pour anticiper au maximum les morsures, l’enfant doit savoir que le chien éprouve des émotions proches des nôtres, comme la colère par exemple, et qu’il faut apprendre à repérer l’impatience, l’irritation et les menaces du chien, par ses drôles de mimiques (ex : le chien ne rit pas quand il gronde et montre les dents, mais il signale son souhait d’avoir la paix et que cessent cris et agitations).

C’est ainsi que pourront se nouer avec le canidé de la famille, des liens forts et privilégiés, dans lesquels un enfant fera l’apprentissage de la prudence, la douceur, la tolérance et le sens de sa responsabilité, pour côtoyer ou vivre près d’êtres vivants différents de lui.

À savoir

Un chien, quelle que soit sa race, n’est pas forcément « gentil » avec les enfants, mais il le devient. Cela commence par une bonne socialisation du chiot dans son très jeune âge à l’élevage, et tout bon éleveur doit veiller aux contacts multiples de ses chiots avec toutes sortes d’humains, et surtout des enfants petits et grands.

Cette familiarisation précoce prépare le petit animal à se montrer moins craintif à l’approche toujours un peu singulière et turbulente des enfants, limitant ainsi les risques de morsures par peur, ainsi que ceux de course poursuite comme d’une proie.

À recommander absolument

L’enfant doit être averti que l’on n’aborde pas les chiens de rencontre comme celui de la maison.

Que l’on ne va pas s’approcher et caresser un chien qui est attaché (qu’il le soit à la porte d’un magasin, ou bien dans la cour ou le jardin chez un camarade).

Que l’on ne doit pas agacer les chiens derrière une clôture et même chose pour ceux qui sont enfermés dans une voiture.

Co-rédaction de Danièle Mirat et Michel Quertainmont, comportementalistes spécialistes des relations Homme/chien et chat
http://www.communicanis.com et http://comportementaliste-mq.com



9 - L'arrivée du chiot à la maison : à lire impérativement


Dans les premières heures de son arrivée dans son nouvel environnement, différents problèmes vont être à gérer :

Tout d'abord, il se peut que la première nuit soit un peu difficile, parfois la deuxième et même la troisième. Ceci s'explique par le fait que le chiot vient de quitter sa mère et sa fratrie et que cette brutale séparation induit forcément un stress quelle que soit l'attention prodiguée au chiot par ses nouveaux maîtres. Ce stress se traduit par des pleurs ou des gémissements. C'est souvent le passage obligé pour des années de bonheur avec ce chien mythique, sensible et très intelligent.

Deux attitudes sont alors possibles :

*** le laisser pleurer dans l'espace qui lui a été imparti pour ceux qui sont convaincus qu'une ou deux nuits près de vous pour le rassurer feront du chien un animal qui ne voudra plus jamais dormir à sa place, c'est à dire en dehors de la chambre à coucher (entrée, cuisine etc...)

*** la seconde solution (qui pour moi est la bonne) est de prendre le chiot avec soi les premières nuits, s'il pleure. En effet ce comportement traduit une anxiété tenant au fait que les lieux sont encore étrangers pour le chiot, brutalement séparés de ses frères et soeurs... Dans les jours qui vont venir, le chiot va prendre ses marques, s'approprier l'espace que vous lui aurez attribué et tout rentrera dans l'ordre.

Il peut aussi se poser un problème de nourriture. Le chiot quitte l'élevage complètement sevré avec un kit de croquettes correspondant à celui qu'il devra consommer jusqu'à l'âge adulte. Tous les chiots ont bon appétit à l'élevage mais il faut comprendre qu'ils sont tous ensemble et se trouvent donc en concurrence. A son arrivée, le chiot est seul et, le stress aidant il peut arriver (ce n'est pas automatique) qu'il boude sa gamelle durant les premiers jours d'adaptation à son nouvel environnement.

Dans cas là, il est hors de question de s'imaginer qu'il n'aime pas l'alimentation qu'il dévorait à l'élevage; simplement le stress et la séparation de sa fratrie peuvent entraîner une baisse d'appétit passagère. Dans ce cas, proposez lui, intimement mélang éqavec les croquettes qui serviront de base d'alimentation : du gruyère rapé, du steack haché ou même un peu de viande en boîte d'excellente qualité, puis peu à peu revenez aux seules croquettes. La crème de gruyère est un excellent complément et peu servir également de friandise lors de l'initiation du chiot à la propreté et à l'obéissance.

Le chiot arrive chez vous à partir de deux mois ; jusqu'à son rappel de vaccination, il n'est pas conseillé de le sortir en extérieur et de le poser par terre (sauf si vous possédez un jardin privatif). Le premier vaccin à deux mois ne confère qu'une immunité partielle ou incertaine.

Dans un premier temps, et dans les deux cas, il est recommandé de disposer un journal à l'endroit où vit le chien et également vers la porte de sortie. En effet, tous mes chiots sont élevés sur des journaux avec des franges de papier et ont l'habitude d'y faire leurs besoins. Ce serait donc une régression pour le chiot de ne pas trouver son journal dans son nouvel environnement puisqu'il ferait alors ses besoins n'importe où. Dès qu'il peut sortir, il convient de lui proposer plusieurs sortie par jour, de préférence après les repas qui devront être au nombre de trois et de l'encourager par une friandise s'il a compris que la promenade lui permettait aussi de se soulager. Il y aura forcément des oublis entre les promenades mais si le chiot utilise le journal, ce sera déjà un pas vers la propreté. Si le chien régule correctement son appétit et pour les personnes qui travaillent durant la journée, il est possible de laisser la nourriture en libre service avec une gamelle d'eau qui pourra être retirée durant la nuit pour accélérer le réflexe de propreté.

Pour résumer, vous devez assimiler le chiot à un bébé humain... les contraintes ont beaucoup de similitudes et les petites nuisances sont passagères et en relation avec le jeune âge. Pour ceux qui n'en seraient pas conscients, un chien en peluche ou un robot japonnais devrait se substituer à l'achat d'un chiot qui, faut-il le rappeler, est un être vivant avec sa sensibilité et ses émotions et une éducation qui reste à faire.

Concernant les oreilles, les adoptants m'appellent souvent, quelques jours après avoir pris le chiot pour me faire part de leur inquiétude par ce qu'une oreille est retombée. Il faut savoir que des oreilles de bouledogues qui ne seraient pas droites à l'âge adulte constituent un cas exceptionnel sauf si l'oreille a subi un traumatisme ou si le bouledogue est croisé avec un coker ou une autre race !

Les observations que tout éleveur aguerri peut faire sont les suivantes :

- plus le chiot a une forte ossature et corpulence, plus les oreilles dressent tardivement.

- lors de son départ, vers deux mois, le cartilage des oreilles du chiot n'est pas encore aussi rigide qu'il ne le sera à l'âge adulte et, les oreilles qui tenaient le lundi, peuvent retomber le mardi... il n'y a pas matière à inquiétude mais, pour hâter la tenue définitive et/ou pour les personnes anxieuses, il n'est pas interdit de mettre un petit tuteur en utilisant un sparadrap de petite largeur et en procédant de la façon suivante : prendre l'oreille par la pointe en la tirant vers le haut et, avec l'autre main, entourer l'oreille, au milieu de celle-ci, d'un ou deux tour de sparadrap. Le laisser quelques jours puis le retirer avec de l'ether ou produit équivalent pour ne pas arracher le poil. Si l'oreille tient, en rester là, dans le cas contraire, recommencer l'opération jusqu'à ce que la tenue de l'oreille soit acquise. Il peut arriver que, lorsque le chien fait sa seconde dentition, l'oreille puisse retomber. Dans ce cas, recommencer l'opération indiquée ci-desus. Il ne faut jamais obturer le conduit auditif.




CHOIX DE L'ÉLEVAGE


Le choix d'un chiot passe par le choix d'un élevage. Précisons, à ce sujet, que le bouledogue français a, actuellement, le vent en poupe et que la demande est en augmentation. Il en résulte que, comme dans toute race à succès, sa production a augmenté de façon exponentielle ces dernières années.

Dans ces conditions, l'acquéreur éventuel doit se montrer encore plus vigilant car ce genre de situation peut inciter des éleveurs peu scrupuleux ou des marchands de chiens à produire de façon intensive et sans sélection , des chiots sans qualité dans le seul but de satisfaire au caprice de la mode et développer une activité rentable.

Rappelons que l'acquisition d'un chien inscrit au Livre des Origines Françaises (LOF), même si le chien est destiné uniquement à la compagnie, constitue, grâce à la tracabilité du pédigree, une garantie de posséder un chien représentatif de sa race que ce soit au niveau de sa morphologie, de son caractère et, dans une certaine mesure de sa santé (notamment pour les éleveurs qui suivent les directives du club officiel de race).

Il importe donc de s'adresser à un élevage sérieux et reconnu. L'acquéreur doit savoir que, s'il passe par un éleveur professionnel détenteur d'un numéro de siret, ce dernier sera tenu vis à vis de l'acheteur d'une obligation de conformité qui assurera à celui ci des garanties très supérieures à celles (quasiment inexistantes) que donne le particulier produisant une portée par an. (voir article juridique écrit par l'éleveuse)

Plusieurs possibilités se présentent à vous pour optimiser vos chances de trouver l'animal dont vous rêvez tout on connaissant le caractère forcément aléatoire d'une telle acquisition.

Le site officiel du Club du Bouledogue Français (http://www.cbf-asso.org)
dont je suis le co-auteur, comporte une liste des portées disponibles.

Ajoutons, qu'à partir des coordonnées figurant sur le site, vous pouvez vous adresser au Club du Bouledogue français, directement, soit par courriel, soit par courrier postal ou simplement par un appel téléphonique.

La Société Centrale Canine (tél. 01 49 37 54 01 et leur site web http://www.scc.asso.fr)
fournit les coordonnées des éleveurs déclarant au LOF (Livre des Origines Françaises) ainsi que l'adresse des Clubs de race concernés. De cette manière, vous êtes certains de faire l'acquisition d'un chien de race et non d'un chien n'ayant que l'apparence ou même, qu'une vague ressemblance avec la race dont s'agit.

Les portées signalées par la SCC ne sont pas toutes de valeur égale. Les « éleveurs » indiqués sur les listes vont du simple particulier qui fait une portée de façon occasionnelle à l'éleveur professionnel qui en fait son activité principale, en passant par l'éleveur de type familial qui a souvent une activité principale et pratique l'élevage par passion avec très peu de chiens.

Comme déjà exposé, cette distinction est en train d'évoluer. La loi du 6 janvier 1999 considère comme éleveur professionnel celui qui fait au moins deux portées par an. Dans la pratique, l'éleveur amateur et passionné (si la loi lui permet de subsister et de ne pas être broyé par le système), continuera à se démarquer du vrai professionnel qui a beaucoup de chiens - souvent plusieurs races - et qui est plus préoccupé par l'idée de vendre que de produire des chiens de qualité, d'autant plus qu'il n'est souvent qu'un revendeur.

Il est difficile au néophyte de se retrouver dans ces longues listes adressées par la SCC. La proximité géographique ainsi que les prix pratiqués sont souvent les seuls critères de choix.

Les candidats à l'adoption passent souvent une multitude d'appels téléphoniques et ne savent plus, très souvent « à quel chien se vouer » lorsqu'ils s'adressent à plusieurs interlocuteurs. Il convient de retenir que la cynophilie est un monde de passion et de jalousie. Il faut se méfier des éleveurs ou responsables divers qui diffament tel ou tel élevage et se livrent à des commérages de concierge au lieu de vous donner une information objective pour vous permettre de faire votre choix vous-même. Un éleveur sûr de ce qu'il produit n'a pas besoin de dénigrer les autres éleveur pour assurer sa promotion. Dans le milieu de l'élevage canin, la critique est aisée mais l'art est difficile…

Internet est à présent un excellent moyen de mise en relation directe avec tel ou tel éleveur dont la personnalité, le sérieux et les motivations peuvent se deviner à travers le site et le contact qui va s'en suivre.

Les publicités par annonces permettent aussi une éventuelle prise de contact.

Un premier tri étant fait par les moyens exposés ci-dessus, il convient ensuite de se rendre à l'élevage pour un contact direct et visuel avec l'éleveur, contact qui vous permettra d'évaluer la qualité de la production, l'accueil, l'état sanitaire des animaux et la qualité des installations. Vous pourrez éventuellement admirer les différentes récompenses obtenues en exposition et que tout éleveur fier de ses chiens ne manque pas d'exhiber dans les parties visibles de son habitation. Quant à la passion, elle est difficile à simuler et vous serez suffisamment intuitif pour tester l'éleveur ou simplement l'écouter et vous faire votre propre opinion.

Nous attirons enfin l'attention sur le fait que, si certains sites d'éleveurs proposent à la vente des chiots dont ils affirment qu'ils sont destinés aux expositions, cette affirmation aussi vague que péremptoire n'est pas honnête. En effet, même si un éleveur expérimenté peut assez vite évaluer les qualités d'un chiot, il est impossible d'affirmer qu'il sera un champion. La raison en est que son évolution n'est pas totalement prévisible sur un plan morphologique et qu'en plus, la façon d'élever le chiot, de le sociabiliser, participe de l'aptitude de celui-ci à remporter des prix en exposition. De même les préférences du juge, la concurrence (nationale et internationale) qui existe dans les expositions, peuvent considérablement modifier les résultats. Aussi l'élevage du Bois de St-Cyr, malgré sa renommée, reste modeste et préfère parler de chiots "très prometteurs" plutôt que de garantir des résultats dont il n'a pas la maîtrise.

La plupart des éleveurs (qu'ils soient particuliers ou professionnels) possèdent un site sur "chiens de France" car ce support permet à toute personne, même sans connaissance informatique, d'héberger un site préfabriqué où il suffit de remplir des champs et insérer des photos.

Ces sites constituent à mes yeux, pour toute personne en recherche d'un chiot, un excellent moyen de se faire une idée sur le type d'élevage, son importance, la façon dont l'éleveur a construit sa propre lignée et surtout son aptitude à la faire évoluer de façon positive dans le respect du standard.

Ainsi, il suffit de se rendre à la page femelles pour en voir le nombre ainsi que l'âge.
Il est difficile de prendre au sérieux, un éleveur qui en deux ou trois ans a déjà acquis une dizaines ou même vingtaine de femelles aux origines totalement différentes les unes des autres ou qui garde tout ce qu'il produit. A mon sens, un tel comportement s'assimile à la construction rapide d'une maison, sans fondations suffisantes. Dans les deux cas on peut avoir des doutes sur la solidité d'un tel bâtiment ou sur la qualité de la production de l'éleveur. Un bon éleveur, axé sur une recherche d'excellence, doit, me semble-t-il, travailler sur deux ou trois lignées et garder raisonnablement et progressivement les meilleurs sujets qu'il produit, sans se disperser en cédant aux caprices d'une mode qui tend à faire croire que, plus le chien vient de loin, meilleure seront ses qualités ; la sélection rigoureuse des reproducteurs et le snobisme des affixes à la mode font mauvais ménage !

PS. A propos du chiot qui nait avec des oreilles tombantes et fermées, il est à noter que, souvent, les acquéreurs, lors de leur rencontre avec le chiot, se préoccupent de la tenue desdites oreilles et s'inquiètent de constater que celles-ce ne sont pas toujours droites.

En réalité, il est exceptionnel que les oreilles ne tiennent pas à l'âge adulte et, selon la constitution du chiot elles peuvent être droites très tôt (pour les petits gabarits) ou un peu plus tard pour les chiots plus charpentés. Rappelons par ailleurs qu'un bouledogue doit avoir de grandes oreilles et leur hauteur, variable d'un chiot à l'autre peut avancer ou retarder leur tenue.

Il est possible enfin que, lors de la seconde dentition une (ou deux oreilles) vienne(nt) à retomber. Dans tous les cas, et pour les anxieux, il est possible de mettre un petit tuteur léger pour accélérer la bonne tenue de l'oreille mais le choix d'un chiot ne doit jamais être subordonné à une bonne tenue de l'oreille dans les premières semaines de vie du chiot !





Anémone du Bois de Saint-Cyr

Tête typique d'un bouledogue du Bois de Saint-Cyr :

 

Anémone du Bois de St-Cyr (Prop. Mme Fréville)

 

 





CHOIX DU CHIOT (SEXE ET PÉRIODE D'ACHAT)


Laissez-vous guider par ces conseils pour choisir votre chiot.

D'une façon générale, le coup de cœur est souvent le critère de choix qui domine mais il en est d'autres comme notamment le gabarit du chiot. Certains acheteurs préférant un petit gabarit pour une question d'encombrement tandis que d'autres préfèreront un sujet puissant et choisiront un chien en fonction de critères morphologiques précis et résultant d'un standard qu'ils auront étudié au préalable.

Pour le particulier, le critère essentiel et justifié reste la santé de l'animal. Il convient de vérifier le poil qui doit être soyeux, le regard qui doit être vif et le comportement en général, étant entendu qu'un chiot doit être actif et joueur et ne pas s'isoler au fond de l'enclos.

Enfin, se pose l'éternelle question du choix du sexe. Il y a autant d'arguments qui militent en faveur du choix de l'un ou l'autre sexe. La femelle a des chaleurs tous les six mois, ce qui peut entraîner quelques désagréments et imposer un surcroît de surveillance.

On entend de plus en plus souvent des personnes soutenir que la femelle serait plus caline, plus ceci ou plus cela par rapport au mâle. Je m'élève contre cette affirmation et ai remarqué, personnellement, que le mâle était plutôt plus calme que la femelle et tout aussi doux et affectueux avec les membres de la famille, notamment les enfants. Il est toutefois important de souligner qu'un chiot ou un chien adulte ne doit jamais être laissé seul avec un bébé ou un jeune enfant, quelle que soit la race du chien. En effet, en voulant jouer ou faire la fête, le chiot ou l'adulte peut blesser l'enfant ou, inversement l'enfant peut involontairement faire mal au chien ce qui peut déclancher une réaction brutale.

Par ailleurs, j'entends aussi des personnes qui arrêtent, sans trop savoir pourquoi (c'est le fameux "on m'a dit que"...), le choix sur une femelle tout en ayant prévu de la faire stériliser. Là encore je pense que ceux qui ne peuvent assumer les chaleurs d'une femelle et les inconvénients qui s'y rattachent auront toujours intérêt à prendre un mâle. En effet, la stérilisation n'est pas une intervention anodine. Notre race supporte assez mal l'anesthésie qui doit faire l'objet de certaines précautions lorsqu'elle s'applique à un brachycéphale. Il m'a été cité quelques cas de femelles qui n'ont pas survécu à cette intervention.

Par ailleurs, cette intervention assez lourde peut entraîner l'obésité chez la chienne et certains m'ont rapporté des cas d'incontinence.

Assurez-vous enfin auprès de l'éleveur que le chiot a bien été traité avec un vermifuge et n'hésitez pas à demander un certificat de bonne santé que le vétérinaire remet volontiers lorsqu'il vaccine le chiot.

Il peut se poser enfin la question de la période idéale pour acheter un chiot par rapport à l'organisation de la vie de la famille. Certains profitent d'un événement familial (fête ou anniversaire) ; il a été dit plus haut les risques d'offrir le chien en cadeau mais il peut s'agir d'une décision concertée. Certains choisissent la période de vacances pour avoir du temps à consacrer à leur chiot tandis que d'autres attendront leur retour pour accueillir leur chiot dans leur résidence habituelle et ne pas le changer d'habitat à peine arrivé dans la famille, avec tout ce que le transport d'un chiot en période de chaleur suppose s'il faut l'emmener en vacances.

Il est certain qu'un chiot qui quitte l'élevage à la belle saison sera propre plus rapidement. On dit cependant que le chiot de l'hiver est plus résistant.

Certains éleveurs ont pu observer une demande plus importante à certaines périodes de l'année qu'à d'autres. Ainsi, la demande est importante au moment des fêtes de fin d'années et un peu moins importante au moment des vacances d'été par exemple. C'est pourtant quand la demande est moins importante que les acquéreurs éventuels ont le plus de choix et peuvent espérer acquérir de beaux sujets pour des prix raisonnables.(même si, en théorie, la valeur d'un chiot est la même toute l'année). La période des vacances est aussi une période où les nouveaux maîtres ont du temps à consacrer à leur chiot puisque, par hypothèse, ils sont en vacances...




LE TEST DE CAMPBELL


Manoeuvres à effectuer

L'attraction sociale


Placez doucement le chiot dans un endroit choisi.

Eloignez-vous de quelques mètres dans le sens opposé à celui par lequel vous êtes arrivé.

Mettez-vous à genoux, frappez doucement dans les mains pour attirer le chiot.

Observez s'il vient vers vous la queue haute ou basse ou s'il ne bouge pas. Cela révèle son degré de sens social, de confiance ou d'indépendance.
Lecture du test

Test d'attraction sociale

A - Vient facilement, queue haute, en sautillant et en mordant les mains.

B - Vient aisément, queue haute, en sautillant et en mordillant les mains.

C - Vient aisément mais queue basse.

D - Vient en hésitant.

E - Ne vient pas du tout.
L'aptitude à suivre l'homme

Tenez-vous debout, à côté du chiot e téloignez-vous en marchant normalement ; Vous pourrez évaluer s'il a des aptitudes à suivre facilement un maître.

S'il ne bouge pas, il est très indépendant.

Il peut aussi ne pas vous avoir vu partir.
Test d'aptitude à la suite

A - Suit facilement, queue haute, en essayant de mordiller les pieds.

B - Suit facilement, queue haute, vient au pied.

C - Suit facilement , queue basse.

D - Vient en hésitant, queue basse.

E - Ne suit pas ou s'éloigne.
La contrainte

Couchez le chiot sur le sol et roulez-le doucement sur le dos.

Tenez-le une main sur la poitrine, pendant 30 secondes.

Ses réactions de défense ou d'acceptation montrent sa tendance à accepter une domination physique ou sociale.
Test de contrainte

A - Lutte vigoureusement, se débat et mord.

B -  Lutte vigoureusement.

C - Se débat puis se laisse faire.

D - Ne bouge pas, lèche les mains.

La dominance sociale

Couchez le chiot et caressez le doucement en partant du haut de la tête et en descendant vers le dos.

Son attitude traduit son acceptation ou son refus de la dominance sociale.

S'il est très dominant, le chiot va essayer de sauter sur l'homme, de mordre ou de grogner ; s'il est indépendant, il va s'écarter.
Test de dominance sociale

A - Bondit, donne des coups de patte, mord et gronde.

B - Bondit, donne des coups de patte.

C - Se tortille, lèche les mains.

D - Se retourne sur le dos et lèche les mains.

E - S'éloigne et ne revient pas.
La dominance en élévation

Le chiot légèrement au-dessus du sol en plaçant les deux mains entrelacées, paumes vers le haut, sous le ventre.

Tenez-le 30 secondes dans cette position. Le chiot n'a plus aucun contrôle. Il est à la merci de celui qui le manipule. Selon ses réactions, vous verrez s'il accepte ou non votre dominance.

Quel que soit son comportement, le chiot doit être caressé, félicité et rapporté à sa mère.
Test de dominance en élévation

A - se débat énergiquement, mord et grogne.

B - se débat beaucoup.

C - Se débat, se calme et lèche les mains.

D - Ne bronche pas et lèche les mains.


LECTURE DU TEST
Faites le total des A, B, C, D et E. En voici les résultats :

• 2 A ou plus avec des B par ailleurs
Le chiot réagit agressivement, peut mordre si on le manipule sèchement. À déconseiller là où il y a des bébés ou des personnes âgées. A mettre dans un foyer calme, d'adultes, et à éduquer patiemment sans punition physique.

• 3 B ou plus
Tendance à la domination loyale, à l'assurance. À déconseiller s'il y a de jeunes enfants.

• 3 C ou plus
Adaptable à tout environnement ; Parfait pour les enfants ou les personnes âgées.

• 2 D ou plus, surtout un E ou plus
Chiot hypersoumis, ayant un gros besoin de compliments, d'être élevé avec affection pour avoir confiance et se livrer pleinement en milieu humain. Normalement bien avec les enfants, ne mord que s'il est maltraité pour se défendre.

• 2 D ou plus, avec un E en section domainante sociale
Chiot difficile à socialiser sans éducation.
S'il y a des A ou des B en plus, peut mordre par peur, notamment si on le punit.
S'il y a C ou D en plus, il deviendra timide ou peureux au moindre traumatisme. Réagit mal aux enfants.

• Mélange de notes A ete E (bonnes et mauvaises)
Recommencer le test ailleurs. Si on obtient la même réponse, le chiot est un cas particulier au comportement non prévisible.


Ce test a une valeur relative pour évaluer le comportement du chiot dans sa vie sociale future et il est remis en question par certains. Il est détaillé ici pour mémoire car il ne donne, en effet, qu'une idée approximative du caractère futur du chiot dans la mesure où il ne prend pas en compte ni l'éducation que les maîtres lui donneront et qui va jouer un rôle très important dans son comportement durant sa vie d'adulte ni la race concernée et, à ce sujet, il semble mieux adapté à l'évaluation du caractère des chiens de défense qu'à celle des chiens de compagnie.




LA VACCINATION


 ÂGE  VACCINATION
DEUX MOIS ENVIRON • Parvovirose
(maladie contagieuse virulente se traduisant par une gastro-entérite hémorragique).

• Maladie de Carré
(maladie contagieuse virulente se traduisant par des symptômes digestifs, respiratoires, nerveux ou cutanés, souvent mortels).

• Hépatite contagieuse (ou hépatite de Rubarth)
maladie contagieuse, innoculable, spéciale aux canidés, se traduisant soit par une absence de symptômes soit, parfois, une gastro-entérite. Souvent mortelle chez le jeune chiot. Ces trois maladies font partie des vices rédhibitoires prévus par le Code rural.

• Toux de chenil
(toux particulièrement rebelle chez le chiot et qui se rencontre principalement dans les collectivités d'animaux).
APRÈS TROIS MOIS • Parvovirose

• Maladie de Carré

• Hépatite contagieuse

• Leptospiroses (1ère injection)
Maladies contagieuses commune à l'homme et à de nombreuses espèces animales, virulentes et inoculables dues à la pullulation dans le sang et les tissus de germes Leptospira.

• Toux de chenil

• Rage 

• Piroplasmose
(maladie dûe à un parasite du sang transmis par les tiques et qui détruit les globules rouges). Elle consiste en deux injections à un mois d'intervalle à partir de 5 mois.
RAPPELS un an après • Maladie de Carré

• Hépatite contagieuse

• Rage
(obligatoire en exposition pour les zones indemnes, pour les chiens provenant d'une zone infectée et, dans les zones infectées, obligatoire pour tous les chiens).

• Leptospiroses

• Parvovirose

• Toux de chenil
RAPPELS chaque année • Rage

• Leptospiroses

• Piroplasmose
RAPPELS tous les un ou deux ans • Parvovirose

• Maladie de Carré

• Maladie de Rubarth (Hépatite contagieuse)

• Toux de chenil





LES VERMIFUGES


Il est indispensable de vermifuger le chiot. Un chien envahi par les vers est affaibli et donc exposé aux maladies. Certaines espèces sont même transmissibles à l’homme et menacent, en particulier, les enfants.

L’infestation a lieu, généralement, dans le ventre maternel, notamment en ce qui concerne les ascaris dont le cycle de reproduction est calqué sur le cycle sexuel de la chienne.

Le chiot est vermifugé plusieurs fois par l’éleveur avant son départ de l’élevage mais il doit être vermifugé tous les mois jusqu’à 6 mois puis deux fois par an.

Il est conseillé de déparasiter d’office le chien avant chaque rappel de vaccination. Il convient de le vermifuger s’il est porteur de puces (et bien sûr, de traiter les puces) ou s’il chasse les souris et qu’il les mange. En effet, les puces et les souris sont des hôtes intermédiaires du ténia, lequel est transmissible à l’homme. Par ailleurs, le chien peut être infesté d’ankylostomes, de vers à fouet ou de vers filaires ainsi que de coccidies. Ces dernières ne sont détectables qu'au microscope.






POURQUOI FAUT-IL ÉVITER LES ANIMALERIES ?


Le marché des ventes d'animaux domestiques s'est particulièrement développé ces dernières années et le marché du chien, en particulier, suscite des vocations spontanées. Le développement des animaleries encourage et stimule la demande des acquéreurs dans les zones urbaines. La vente des chiens répond à une simple logique économique où les chiots sont ravalés au niveau d'une marchandise quelconque. Le système est dominé par les ventes directes (parfois sur commande) et on en vient à la politique de la grande distribution et de vendre toujours plus.

Ces animaleries sont donc des supermarchés d'animaux qui sont exposés dans des vitrines exiguës, sous des éclairages artificiels, des chiots d'origine inconnue, exportés des pays de l'Est, République Tchèque, Hongrie ou de certains pays européens (Belgique, Irlande, etc.) qui se sont imposés par des tarifs sans concurrence et une politique commerciale agressive.

Soulignons que la conception exigeante et élitiste des éleveurs soucieux de sélectionner et préserver la race s'accomode mal de l'anonymat de la grande distribution et de la relégation du chien au rang de marchandise, ce qui explique que le monde de l'élevage LOF reste majoritairement réticent à traiter avec les animaleries, lesquelles se tournent vers les pays étrangers visés plus haut.

La plupart de ces animaux proviennent de fermes d'élevage dont le soucis majeur est donc la rentabilité. Autant dire que le respect de l'animal est une notion inconnue dans ce genre de lieu.

Les mères vivent dans des espaces très réduits, mal chauffés, souvent humides, dans des conditions d'hygiène repoussantes la plupart du temps, et sont sélectionnées, non pas sur leur qualités morphologiques ou leur caractère, mais sur leur prolificité. Ce ne sont en fait que des utérus qui doivent fonctionner aussi souvent que le cycle biologique des chaleurs le permet.

Ce sont de véritables machines à reproduire et les contrôles sanitaires sont, la plupart du temps inexistants. Du reste, les pays où s'exercent ces élevages indignes sont choisis en fonction du laxisme de leur législation.

Quand les femelles ne sont plus aptes à reproduire, il ne faut se faire aucune illusion sur leur devenir. Elles sont euthanasiées purement et simplement ou pire, vendues aux laboratoires.

Les chiots, à peine sevrés, sont, quant à eux, séparés de leur mère et de leur fratrie pour être expédiés dans les différents points de vente, ceci dans des conditions de transport longues et traumatisantes qui entraînent, à l'arrivée, des pertes considérables compensées par la quantité importante d'une production qu'on peut qualifier d'industrielle.

Bien entendu, il n'est pas question pour ces pauvres bêtes, de socialisation, d'imprégnation et d'identification à l'espèce (voir le chapitre sur l'éducation).

Ne parlons pas davantage du soucis des « naisseurs » de leur procurer un environnement riche alors qu'ils n'ont connu que cages étroites, transports honteux puis cages en verre sur lesquels les visiteurs vont taper à longueur de journée pour attirer l'attention de ces pauvres animaux !

Il ne faut donc pas s'étonner que, dans un tel contexte, ces chiots soient craintifs, hyperactifs, boulimiques ou anorexiques, et parfois même dangereux, du moins pour ceux qui survivent !

Bien sûr, pour tous ces chiots, il n'est pas question d'inscription au LOF. On les appelle encore « chien pure race », ce qui est un abus de langage destiné à tromper l'acheteur et qui, en réalité, signifie qu'il s'agit de chiens d'apparence telle ou telle race. Mais, souvent, il faut faire de gros efforts d'imagination et, avoir pour eux beaucoup de compassion, pour reconnaître la race à laquelle on prétend qu'ils appartiennent !!!

Qu'en est-il de leur coût ?

Certaines animaleries vendent légèrement mois cher qu'un beau chien LOF. d'autres vendent le même prix ou parfois plus. (j'ai vu sur les quais de la Seine de pauvres bouledogues ressemblant à des Boston terriers ratés, avec des dermatoses visibles sur tout le corps ainsi que des gales auriculaires, vendus beaucoup plus cher que de beaux chiens acquis dans des élevages reconnus).

Dans tous les cas, l'acheteur, au final, va payer beaucoup plus que ce qu'il aurait du débourser chez un éleveur digne de ce nom. En effet, au prix d'achat, vont s'ajouter les inévitables frais de vétérinaire dans les jours qui vont suivre et parfois, hélas, les frais d'incinération, sans parler du chagrin que la perte de l'animal va générer.

Et même, dans les cas exceptionnels où le chiot va survivre, ce sera au prix de soins longs et coûteux.

En effet, la plupart des chiots d'animalerie ont, dans le meilleur des cas, des toux de chenil longues à soigner et qui leur laisseront parfois, des séquelles irréversibles, mais dans le pire des cas, des pathologie mortelles ou invalidantes à vie. La promiscuité et les mauvais traitements, sans parler de l'absence totale de sélection génétique en sont les causes essentielles.

Bien sûr, le vendeur aura toujours les arguments pour échapper à sa responsabilité et n'acceptera de vous dédommager que si vous faites un scandale dans le magasin ou menacez d'avertir telle ou telle association ou administration.

De plus, il ne faut pas oublier que les actions basées sur les vices rédhibitoires sont quasiment impossibles à exercer, tant les délais d'action sont courts et la rédaction des textes, ambiguë.

On vous proposera aussi, éventuellement, un échange d'un chien malade contre un autre chien tout aussi malade que le précédent.

Quelles sont donc les motivations des acquéreurs de chiots en animalerie ?

La plupart du temps, les acheteurs cèdent à la facilité. Ces animaleries se trouvent dans les villes, là où la concentration de population est la plus importante. On part faire ses courses dans la galerie marchande et on revient avec un chiot !

Le bon éleveur est installé plus en retrait, à la campagne de préférence, pour le confort des animaux et le respect de la législation et des distances d'habitation. Il faut donc se déplacer pour aller voir un chiot et, préalablement, prendre rendez-vous avec cet éleveur qui, s'il est sérieux va vous questionner et vous tester.

D'autres acheteurs potentiels sont guidés par leurs sentiments et auront pitié de ce petit chiot gringalet et prostré au fond de sa cage ; ils croient faire une bonne action mais, en réalité, ils contribuent à créer ce cercle infernal et à encourager ce commerce indigne.

Certains enfin, vont s'imaginer faire une affaire parce que le chien proposé coûte quelques dizaines d'euros de moins ou qu'il est payable en dix fois !

Dans la réalité, et comme déjà dit plus haut, ils vont très vite déchanter et découvrir que le chiot est atteint de telle ou telle affection dont le traitement laborieux va rapidement doubler ou tripler son prix d'achat.

Pour nous résumer voici plusieurs bonnes raisons pour ne pas acheter dans les animaleries :

- Vous contribuez à la misère des femelles et à celles des futurs chiots qui vont être remplacés par d'autres au fur et à mesure des ventes.

- Vous contribuez à votre propre misère et vous vous préparez des lendemains peu joyeux.

- Vous contribuez à la misère des SPA et refuges qui sont submergés par les chiens abandonnés par des acheteurs incapables de faire face aux problèmes de santé et aux troubles de comportement de l'animal.

Celui qui veut faire une bonne action sera plus inspiré de se rendre à la SPA où de bons chiens pleins d'amour, victimes de la lâcheté humaine ou parfois d'un décès du maître, les attendent.

Quoi qu'il en soit, nous pensons qu'il est, d'un point de vue éthique, sans intérêt de faire naître de pauvres animaux, sans qualité morphologique et en mauvaise santé, alors que les SPA regorgent d'animaux abandonnés.

Pour celui qui veut réellement faire l'acquisition d'un chien de race, il aura tout intérêt à s'adresser, d'emblée, à un éleveur passionné, qui lui, met tout son amour et sa compétence au service de ses chiots ; il vous montrera les parents, les frères et sœurs de portée, et vous permettra de connaître les origines du chien qu'il vous propose ainsi que les conditions d'élevage des chiots.

Une fois le contact établi et la confiance installée, il ne sera pas de bon goût de marchander le prix car, dans ce cas, vous aurez toutes les chances de vous voir refuser la vente ou de vous voir attribuer le chien le moins intéressant de la portée et vous n'en aurez pas forcément conscience ; au contraire, si vous ne marchandez pas et faites confiance à votre éleveur, celui-ci aura tendance à vous choisir le plus beau chien qui fera peut-être, ultérieurement, votre fierté dans les concours de beauté.

Les éleveurs fortunés sont rares et, très peu se lancent dans l'élevage sérieux sans un minimum de passion et même, de renoncements à certains plaisirs de la vie comme les voyages par exemple. La législation française est sévère que ce soit sur la plan fiscal, administratif ou sanitaire et, c'est précisément cette sévérité qui constitue une garantie pour l'acquéreur éventuel.

Certes, tout cela représente un certain coût pour l'élevage mais, au final l'acheteur et l'animal sont les grands gagnants d'un achat réfléchi, dans un élevage sérieux et reconnu qui met sa compétence au service des animaux et des acquéreurs éventuels.

Et pour ceux qui ne seraient pas convaincus et qui penseraient faire une économie en même temps qu'une bonne action, en achetant en animalerie voici l'odieux trafic que vous encouragez. Âmes sensibles, ne cliquez pas sur ce lien : http://protectionanimale.tripod.com/usines.htm,

ni sur celui ci :







LA PRIÈRE DU CHIEN


Lisez ce texte. C'est une histoire banale, de tous les jours (http://fr.youtube.com/watch?v=alghI4dweZA)
 



UN CHIEN VOUS PARLE AVEC SON COEUR


Comment est-ce possible ?

Quand j'étais un chiot,
je vous ai amusés avec mes cabrioles et vous ai fait rire.
Vous m'avez appelé votre enfant,
et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés,
je suis devenu votre meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant tu agitais ton doigt vers moi
et me demandais "Comment peux-tu?"
mais après on s'amusait ensemble.

Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu,
parce que vous étiez terriblement occupés,
mais nous y avons travaillé ensemble.
Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit
et écoutais tes confidences et rêves secrets,
et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.


Nous sommes allés pour de longues promenades
et courses dans le parc,
promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée
(j'ai seulement eu le cornet parce que
"la glace est mauvaise pour les chiens" comme tu disais),
et je faisais de longues siestes au soleil
en attendant que tu rentres à la maison.


Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail
et tu t'es concentré sur ta carrière,
et plus de temps à chercher un compagnon humain.
Je t'ai attendu patiemment,
t'ai consolé après chaque déchirement de cœur
et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions,
et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer,
et puis tu es tombé amoureux.


Elle, maintenant ta femme, n'est pas une « personne-chien »
mais je l'ai accueillie dans notre relation,
essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi.
J'étais heureux parce que tu étais heureux.


Ensuite les bébés humains sont arrivés
et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur,
et je voulais les pouponner aussi.
Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser,
et j'ai passé la plupart de mon temps banni
dans une autre pièce, ou dans une niche.
Oh, comme je voulais les aimer,
mais je suis devenu un "prisonnier de l'amour".


Quand ils ont commencé à grandir,
je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés
sur leurs jambes branlantes,
ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles,
et m'ont donné des baisers sur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses
parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes
et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était.
J'allais dans leurs lits
et écoutais leurs soucis et rêves secrets,
et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.


Il y eut un temps,
quand les autres te demandaient si tu avais un chien
et qu'ils te demandaient une photo de moi
tu en avais une à leur montrer dans ton portefeuille
et tu leur racontais des histoires à mon propos.
Ces dernières années tu répondais "juste oui"
et changeais de sujet.
Je suis passé du statut de "ton chien"
à "seulement un chien",
et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi


Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière
dans une autre ville,
et vous allez déménager dans un appartement
qui n'autorise pas d'animaux familiers.
Tu as fait le bon choix pour ta "famille",
mais il y eut un temps où j'étais ta seule famille.


J'étais excité par la promenade en voiture
jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux.
Cela sentait les chiens et chats,
la peur, le désespoir.


Tu as rempli la paperasserie et tu as dit:
"Je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui".
Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face
à un chien entre deux âges,
même un avec "des papiers".


Tu as dû forcer les doigts de ton fils
pour les détacher de mon col et il criait
"Non, Papa! s'il te plaît,
ne les laisse pas prendre mon chien!"


Et je me suis inquiété pour lui,
quelles leçons lui avez-vous apprises
à l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté,
au sujet de l'amour et de la responsabilité,
et au sujet du respect pour toute vie?


Tu m'as donné un « au revoir caresse » sur la tête,
tu as évité mes yeux, et tu as refusé
de prendre mon collier avec vous.


Après votre départ,
les deux gentilles dames ont dit
que vous saviez probablement au sujet de votre départ
il y a de cela plusieurs mois,
et rien fait pour me trouver une autre bonne maison.
Elles ont secoué leurs têtes et ont dit
"Comment est-ce possible?"


Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge
que leurs programmes chargés ne le leur permettent.
Ils nous nourrissent, bien sûr,
mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours.


Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage,
je me dépêchais en espérant que c'était toi,
que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve.
ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un
qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.
Quand je me suis rendu compte
que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots
qui folâtraient pour attirer l'attention,
je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.


J'ai entendu ses pas
quand elle s'approchait de moi en fin de journée,
et je piétinais le long de l'allée
jusqu'à une pièce séparée.
Une pièce heureusement tranquille.
Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles,
et m'a dit de ne pas m'inquiéter.


Mon cœur battait d'anticipation à ce qui était à venir,
mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le « prisonnier de l'amour »
avait survécu à travers les jours.
Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété qu'elle.
Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais,
de la même manière que je connais votre humeur chaque jour.


Elle a placé une chaîne doucement
autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais
il y a tant d'années.
Elle a glissé l'aiguille hypodermique
habilement dans ma veine.


Quand j'ai senti le dard et les liquides
se répandre à travers mon corps,
je me suis assoupi,
l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré
"Comment as-tu pu?"


Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage,
elle a dit "je suis si désolée".
Elle m'a étreint,
et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail
de s'assurer que j'aille à une meilleure place
où je ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné,
ou aurais à pourvoir moi-même à mes besoins,
une place remplie d'amour et de lumière
très différente de cet endroit.


Et avec mes dernières énergies,
j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle
et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue
que mon "Comment as-tu pu?"
n'était pas dirigé contre elle.
C'était à toi, mon maître bien-aimé, que je pensais.


Je penserai à toi et t'attendrai à jamais.
Puisse tout le monde dans ta vie
continuer à te montrer autant de loyauté.


©Jim Willis 2001
 







LE PRIX D'UN CHIOT


Quand vous appelez un éleveur, ne commencez pas par lui demander le prix ; cela donne à penser que vous achetez un prix et non un chiot et ne donne pas envie à l'éleveur de poursuivre la conversation au-delà.

Commencez déjà par lui demander s'il a des chiots ou à quelle date il en aura.

Expliquez lui ce que vous souhaitez, posez lui les questions si vous en avez et n'abordez la question financière qu'après.

















 


 
Chiot produit par l'élevage du Bois de St-Cyr (2006)








 






Dernière mise à jour le mercredi 06.07.2016 11:43
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